mardi 16 juin 2015

Sauvons l'Institut Municipal des Langues (IML) de Cholet, en Maine-et-Loire. Une pétition de France.


Proposition d’une pétition. Les Choletais, les Français, les Etrangers, celles et ceux qui sont attachés à l’Institut Municipal des Langues (IML) de Cholet et/ou au principe même de ce type de structure, que je considère comme étant d’utilité publique et à forte valeur ajoutée, peuvent soutenir le présent argumentaire ; ou pas. Chacun est libre. A titre personnel, je ne peux détourner le regard. Au moins, j’essaie. Le soutien à l’IML pourrait se manifester par notamment le dépôt d’un commentaire, éventuellement anonyme, en bas de cet article. En espérant que les décideurs seront sensibles à ces quelques lignes ; à ces quelques mots.

 

A Cholet, impuissant, l’IML contemple l’approche de cette fin d’année scolaire 2014-2015.

L’IML est pour les langues ce que le Conservatoire représente pour la musique, ce qu’une Bibliothèque est pour les livres.

Notre IML n’ouvrira pas ses portes l’année scolaire prochaine. Nous dit-on.

Lentement, notre vieil IML, né il y a environ 20 ans si j’ai bien compris, semble s’éteindre sous nos yeux.

Une porte se ferme. Une aventure s’achève. Nos Professeur(e)s et leurs collègues se tournent vers de nouveaux horizons. Sans doute accompagnés de leurs souffrances et solitude.

Toutefois, un espoir subsiste.

L’IML n’est pas un caprice. Il n’est pas un désir. C’est un besoin. Son concept mérite d’être étendu. Il n’appelle pas à être supprimé.

C’est avec un grand regret que j’ai appris la fermeture, brutale, de l’IML.

Une conséquence de la baisse des dotations de l’Etat. Des histoires de sous. Nous explique-t-on.

Mais, si l’on croit la presse, et pour ne citer que le dernier exemple porté à notre connaissance, notre actuel premier ministre, Monsieur Manuel Valls, lui, se serait envolé un samedi soir, à bord d’un avion, pour aller voir un match de football à Berlin opposant l’équipe de Barcelone à celle de la Juventus. A nos frais, semblerait-il. Ce match a duré 90 minutes. Moi aussi, j’aime le football. Espagnol en particulier. Celui du Barça plus précisément. Je le pratique même (La preuve). Je me suis abstenu de critiquer cette virée d’un soir. Bien que, moi aussi, j’aurais aimé être invité en pareilles circonstances.

Mais, au moins, qu’on ne nous fasse pas disparaitre notre IML.

Deux poids et deux mesures.

Voilà une comparaison que je soumets à nos décideurs locaux. A eux de l’utiliser, de la relayer, de la compléter, pour défendre notre IML.

Notre maire et député ne pourrait rester insensible. Passif. Inactif. Lui aussi, aurait récemment célébré ses 20 ans d’élu.

Des histoires d’argent. Soit. Mais, pourquoi l’IML ? Sur quels critères a-t-on choisi de sacrifier l’IML plutôt qu’une autre structure, plutôt qu’une autre activité culturelle ? D’autres activités culturelles et sportives, elles, se voient pérennisées. Et heureusement d’ailleurs.

Mais, sur quels critères de sélection a-t-on ciblé l’IML ?

Lui aussi, notre IML Choletais « offre » à tout le monde des voyages, sur place et à travers plusieurs langues. L’instant de quelques 90 minutes, voire quelques heures, de cours soigneusement dispensés.

Des voyages notamment hebdomadaires et pas chers. Abordables. Accessibles à toutes, à tous. Souvent le soir. Après le travail, l’école, en fin de journée.

L’IML est un lieu où se côtoient enfant, adolescent, adulte, personne âgée. Des personnes actives et des retraités - encore plus actifs -. Français et Etrangers. Un bouillon de culture. Dont notre ville ne peut être que fière.

Dans la classe, autour de la table, un échantillon permet de représenter le profil de certains élèves.

Dans la classe, sont assis un couple de grands-parents bien français. Bien du coin. « De souche » comme diraient certains. A leur âge, ils se mettent, malgré tout, à apprendre la langue étrangère ; celle qui va leur permettre de communiquer avec leur belle fille et leurs futurs petits enfants à naître à l’autre bout du monde.

Une jeune hollandaise se joint au groupe ; elle est en France durant un an.

Un collégien vient rattraper son retard ; le professeur de l’IML lui offre une autre approche de la langue.

Des médecins viennent rafraichir, dépoussiérer, leur Anglais.

Dans une autre classe, d’autres étrangers, venant du Nord et du Sud, apprennent, perfectionnent, leur Français. Ils tentent de gommer leurs tenaces accents d’origine. C’est mieux que la « pilule », non ?

Gad Elmaleh l’explique dans ces deux brefs extraits de ses sketchs que je vous conseille vivement de regarder. D’abord avec un accent du Sud (Cliquer ici). Puis avec un accent du Nord (Cliquer ici).

De l’espagnol, de l’allemand, de l’italien ; voilà déjà les trois langues requises pour ladite virée ministérielle à Berlin.

De l’anglais, du portugais, du japonais, du chinois, du roumain, de l’arabe.

De la langue des signes.

Et sans doute d’autres langues encore.

L’IML propose un autre angle de vue des langues. L’oral y prend une forte dimension. Les professeurs déploient une autre méthode pédagogique. A laquelle s’ajoutent leur accessibilité, leur disponibilité et leur gentillesse.

Sauf erreur de ma part qu’il conviendrait alors de bien vouloir excuser, l’argument des moyens ne pourrait prospérer.

La crise ne daterait pas de 2015.

Espérons une éventuelle bonne nouvelle, bien qu’inattendue. Certains matchs ne se gagnent-ils pas dans les arrêts de jeu ?

« Lorsqu’on rêve tout seul, ce n’est qu’un rêve, alors que, lorsqu’on rêve à plusieurs, c’est déjà une réalité. L’utopie partagée, c’est le ressort de l’Histoire. » Elder Camara

Alors, à vos plumes.

Si tel est votre souhait.






dimanche 24 mai 2015

Grossesse et malformations congénitales présumées d'origine médicamenteuse : quelques notions à titre préventif


Mise à jour du 28 mai 2015

Un point d’information du 26 mai 2015 de l’ANSM (agence nationale de sécurité du médicament) concernant le renforcement des conditions de prescription et de délivrance des spécialités à base de Valproate et dérivés du fait des risques liés à leur utilisation pendant la grossesse. Cliquer ici

Article initial du 24 mai 2015 (cf. ci-dessous)

« Enfants-Thalidomide »…

« Enfants-Dépakine »…

« Enfants-autre médicament tératogène »…

A toutes les femmes, à tous les hommes, en âge de procréer…

Si l’on croit la presse, une femme aurait donné naissance, suite à deux grossesses successives, à deux enfants porteurs de graves malformations congénitales. Celles-ci seraient la conséquence du traitement antiépileptique pris par cette patiente durant ces grossesses (DEPAKINE®, valproate de sodium). Ledit traitement est dit tératogène. Son avocat aurait récemment porté plainte. Cliquer ici

On se croirait au milieu du siècle dernier. Un médicament, le thalidomide, avait donné naissance à des enfants ressemblant à des phoques ; d’où le nom de phocomélie attribué à cette malformation du XXème siècle. Une affaire qui était déterminante dans la création de la pharmacovigilance. Ce médicament a fait son retour malgré son histoire. Depuis quelques années, il est prescrit dans certaines pathologies bien ciblées ; et sous conditions très strictes avec notamment une surveillance rapprochée des personnes en âge de procréer…

Ne connaissant la récente affaire (DEPAKINE®, valproate de sodium), j’éviterais donc tout commentaire la concernant.

Cependant, un rappel de quelques notions, relevant désormais d’un exercice normal – presque routinier - de la pharmacovigilance, s'avère nécessaire. Il s’agit d’un aperçu non exhaustif des règles que tout citoyen, toute femme et tout homme en âge de procréer, devrait connaître.

Ledit avocat semble s’étonner des mentions figurant, en 2006, dans le dictionnaire non exhaustif des médicaments, le VIDAL® : « Mais dans le VIDAL, et ce, jusqu’en 2006, on pouvait lire au paragraphe concernant la grossesse : « Chez une femme épileptique traitée par le valproate, il ne semble pas légitime de déconseiller une conception. ». »

Précisons, toutefois, que dès la version de 1990, le VIDAL® indique notamment « quelques cas de polymalformations et de dysmorphie faciale ont été rapportés. La réalité et la fréquence de ces effets ne sont pas clairement établies à l’heure actuelle. Cependant, sur la base d’une étude isolée, le valproate de sodium semble induire préférentiellement des anomalies de fermeture du tube neural : myéloméningocèle, spina bifida, … malformations dont le diagnostic anténatal est possible. La fréquence de cet effet est de l’ordre de 1 pour cent... ».

En ce mois de juin de cette même année 2006 évoquée par l'avocat, la revue nationale avec comité de lecture, Le Pharmacien Hospitalier, publie mes deux travaux menés (pharmacovigilance et circuit du médicament) depuis mon arrivée au centre hospitalier. Deux publications dont celle intitulée : « La pharmacovigilance dans un Centre Hospitalier Général : modalités pratiques de mise en place, résultats et actions d’améliorations ».


Je vous laisse le soin de découvrir :

Un premier extrait traitant du « droit pour le malade à l’information, un droit et un devoir pour le médecin… »


Un deuxième extrait rappelant les « anomalies » constatées dans le « Vidal » ; « En 2003, 55% des anomalies détectées exposaient les patients à un risque d’erreurs médicamenteuses, dont certaines potentiellement graves… »


Un troisième extrait soulignant les difficultés d’accès des prescripteurs au Vidal® et à ses versions mises à jour


Un quatrième extrait insistant sur le fait que le Vidal® ne saurait être la seule et unique source d’informations pour les professionnels de santé


Un cinquième extrait relatif aux mesures prises pour « combler ces insuffisances dans notre établissement… »


Et un sixième extrait traitant justement des « questions grossesse ». Grâce à des données mises à jour régulièrement, nous aidons les prescripteurs dans l’évaluation du rapport bénéfice/risque de tel ou tel médicament notamment avant sa prescription durant la grossesse ; dans l’évaluation du risque lorsqu’une jeune femme se découvre enceinte (grossesse inattendue) alors qu’elle est sous traitement ; les hommes peuvent aussi être concernés (sperme)… Un appel à des notions d’embryogénèse (formation de l’embryon), de foetogénèse (formation du fœtus), de pharmacocinétique (devenir du médicament dans l’organisme), de pharmacologie, de pharmacovigilance, etc.


Et puis, septembre 2013 consacre la parution de mon livre « Médicament : recadrage. Sans ton pharmacien, t’es mort ! » On peut lire que la prescription se fait selon les « données acquises de la science » et non selon les seules données du Vidal® :


Ce livre donne également un exemple concret qui montre comment nous avons réussi à faire modifier, par les autorités ad hoc, l’autorisation de mise sur le marché à partir d’un cas Choletais de pharmacovigilance. L’effet indésirable était connu dans la littérature mais ne figurait toujours pas dans la rubrique « effets indésirables » du médicament concerné au niveau du Vidal®. Notre signalement, daté de fin 2007, sera suivi de plusieurs étapes qui se sont achevées par l’apparition, en 2011, de cette information aussi bien dans le Vidal® que dans la notice patient :


Le code de la santé publique est clair. Toute « anomalie ou malformation congénitale », présumée d’origine médicamenteuse, est considérée comme un « effet indésirable grave » (Article R.5121-152 du code de la santé publique). Et relève d’un signalement obligatoire aux structures de pharmacovigilance répertoriées sur le territoire national.

Le « Médecin,…, la sage-femme ou le pharmacien déclare immédiatement tout effet indésirable suspecté d’être dû à un médicament… » aux structures de pharmacovigilance (Article R.5121-161 du code de la santé publique).

N’oublions pas la période d’allaitement ; indépendamment du risque tératogène. Des risques d’effets indésirables…

Retenons que les femmes qui allaitent devraient se poser les mêmes questions. Certains médicaments passent, de façon significative, dans le lait maternel. Cette précaution permet d’éviter quelques déconvenues au bébé. Les professionnels de santé, qui prennent en charge ces femmes, peuvent solliciter les structures de pharmacovigilance pour toute information utile.

Enfin, il y aurait lieu de s’interroger sur le statut juridique de l’enfant à naître (embryon, fœtus). Selon l’adage « Infans conceptus pro nato habetur quoties de commodo ejus agitur » : L’enfant conçu est considéré comme né chaque fois qu’il y a avantage. Mais, ce point est une autre affaire…


Autres lectures (non exhaustives) :

La revue « Prescrire rejoint l’analyse du pharmacien choletais ». Cliquer ici






mardi 12 mai 2015

"Souffrance au travail des Magistrats. Etat des lieux, état d'alerte"


L’Union Syndicale des Magistrats (USM) vient d’établir, en 2015, un rapport intitulé « Souffrance au travail des Magistrats. Etat des lieux, état d’alerte ».

Dans ce document publié, on peut lire notamment : « harcèlement moral » ; « des humiliations publiques » ; « des insultes » ; « des propos discriminatoires et des remarques déplacées » ; « des abus de pouvoirs et d’autorité » ; « la brutalité dans la direction et la gestion » ; etc. (Cliquer ici)

Une lecture rapide du sommaire m’a suffi. Elle me rappelle les mécanismes que j’ai pu observer au sein de l’hôpital public. Des faits portés à la connaissance desdits « Magistrats ».

Elle me rappelle aussi ce rapport ministériel sur l’Agence Régionale de Santé (ARS). (Cliquer ici)

Le phénomène serait contagieux.

Les « Magistrats », censés réprimer le « harcèlement moral », seraient eux-mêmes « harcelés ».






dimanche 10 mai 2015

"...les quéquettes des noirs..." selon le maire de Cholet et député, Monsieur Gilles BOURDOULEIX


Sauf erreur de ma part qu’il conviendrait alors de bien vouloir excuser,

 

« …car je l’emmenais « voir les quéquettes des noirs dans les vestiaires de basket » (sic) souvenir de matches de Cholet-Basket. » serait la phrase par laquelle Monsieur Gilles BOURDOULEIX, maire de Cholet et député, aurait conclu son « Droit de Réponse » (joint ci-dessous).

Ce dernier a été publié, en bas de l’article d’Ouest-France intitulé « Roselyne Bachelot. Ce livre qui rend furieux le maire de Cholet », la veille du 1er mai, jour du muguet, propice aux grappes. Cliquer ici

Alors que les écritures de Gilles BOURDOULEIX indiqueraient « quéquettes des noirs », l’article d’Ouest-France, lui, cite plutôt « quéquettes des joueurs ».

Or, en aucun moment, l’écrit de Gilles BOURDOULEIX n’aurait mentionné le mot « joueurs ».

Quelle serait alors la réelle version ?

Pourquoi cet éventuel décalage entre ces deux plumes ? Cette neutralisation subite ? Ce « blanchiment » d’attribut ? Pourquoi une telle substitution ?

L’écart serait de taille.

Le fond du propos se trouverait modifié et le débat raccourci. L’échange amputé et l’analyse circonscrite.

Ces « joueurs » seraient-ils réduits à leur « couleur » de peau « noire » ? Est-ce ainsi qu’ils seraient perçus dans la France du XXIème siècle ?

Ladite phrase serait-elle un reflet, un indicateur, des types de discussions qui se tiendraient à huis-clos à propos des noirs, notamment ? Cliché et préjugé ?

Alors que la France serait en difficulté, le lecteur de tels propos, le gouverné, pourrait ressentir un besoin pressant, impérieux et profond d’être fixé sur le coloris présumé des « quéquettes ».

Enfin, plus sérieusement, on pourrait se demander s’il y aurait lieu de rire ou de pleurer.








dimanche 12 avril 2015

La revue "Prescrire rejoint l'analyse du pharmacien choletais"


Mise à jour du 27 avril 2015


Entretien avec Angers Mag Info (22 avril 2015) : Cliquer ici



Une matinale en direct de la Radio RCF Anjou (15 avril 2015) : Cliquer ici



Ouest-France du 12 avril 2015




 
Le Courrier de l’Ouest du 7 avril 2015
 


 

Autres lectures (non exhaustives) :

Des revues professionnelles en parlent : Cliquer ici

Articles du Courrier de l’Ouest et d’Ouest France de septembre 2013 :
 

 
 
 
 
 

 

samedi 4 avril 2015

Un médicament dans un arbre : méfions-nous de la "nature"


Le Médicament serait devenu une cible. La confusion des informations diffusées au grand public sème le doute dans certains esprits.

Certaines personnes pourraient alors tenter un repli vers le « naturel » ; vers les plantes en particulier.

Mais, quelques exemples suffiraient à éclairer la situation. La « douceur » apparente des plantes pourrait conduire à une baisse de la vigilance. Des roses et des épines…

Le tramadol est un médicament indiqué dans le traitement des douleurs modérées à intenses de l’adulte. En 1970, une firme fabrique ce médicament par synthèse. Or, des chercheurs viennent de découvrir ce produit dans la composition d’un arbuste africain : Nauclea latifolia. Depuis une centaine d’années, cet arbuste est utilisé dans la médecine traditionnelle africaine pour soigner divers maux dont la douleur.  Le tramadol est trouvé dans les racines de cet arbuste à un taux relativement élevé.

D’autres exemples sont significatifs.

Le millepertuis et le jus de pamplemousse, par exemple, peuvent modifier l’efficacité et/ou la toxicité de certains médicaments en cas de prise concomitante (interaction, incompatibilité).

Un extrait sec de feuilles de thé vert, destiné à traiter des condylomes ano-génitaux, peut provoquer des réactions sévères.

D’autres effets indésirables sont attribués à d’autres médicaments extraits de plantes : la colchicine extraite du Colchique ; l’ingénol tiré de L’Euphorbe des jardins ; la nicotine dérivée du Tabac ; les produits dérivés du Cannabis ; etc.

Quelle que soit l’origine d’un médicament (synthèse chimique, plante, etc.), son usage appelle à l’évaluation rigoureuse des données (bénéfice / risque), aux conseils des professionnels indépendants, et à la vigilance.

A défaut, on pourrait s’exposer à quelques déconvenues.

Rappelons que le médicament ou plutôt son mésusage (mauvaise utilisation) génère, chaque année, plus de victimes que les accidents de la route ou le crash d’un avion, notamment.

N.B. : Article proposé sans aucun conflit d’intérêts.